Accélérer la transition en soutenant les expérimentations socio-écologiques.

Par Sophie Swaton, philosophe et économiste,

Université de Lausanne



" En marge d’un imaginaire axé exclusivement sur la technologie et sur la recherche de nouveaux marchés, des initiatives citoyennes expérimentent une manière différente de produire, de consommer, de s’alimenter, de se déplacer. Ces entrepreneuses et entrepreneurs d’un genre nouveau oeuvrent, par exemple, dans des coopératives d’énergie, se lancent dans l’agroécologie ou la permaculture, travaillent dans la construction et la recherche de matériaux biosourcés, luttent contre la précarité énergétique, développent l’écomobilité, mettent en place une économie circulaire.


Or, non seulement ces expérimentations sont compatibles avec les impératifs écologiques, mais elles créent des emplois et intègrent le volet sociétal. Bon nombre de projets en écomobilité promeuvent les avantages du car sharing pour l’écologie, mais aussi pour les zones rurales d’accès difficile et pour une population vieillissante. Les coopératives d’énergie citoyenne, par le modèle coopératif initial promu, représentent un excellent vecteur de sensibilisation à l’écologie pour les citoyens et pour d’autres partenaires économiques, des services industriels aux communes. Mais ces expérimentations socio-écologiques restent peu visibles et sont souvent bien peu rentables au démarrage. Comment les rendre plus attractives et plus pérennes ?